Comment fixer des résolutions qui tiennent pendant le postpartum ?

Comment tenir tes résolutions en postpartum sans t’épuiser : 3 erreurs à éviter

Tu peux aussi retrouver cet épisode sous forme de podcast sur ma chaîne Youtube.

Janvier. Mon fils avait 9 mois. J’avais repris le travail depuis quatre mois après un an d’absence — douze mois sans remplacement sur mon poste de responsable financier. Douze mois où tout s’était accumulé : les dossiers en retard, les process non suivis, le désordre administratif.

La reprise avait été violente. Pas de soutien de ma hiérarchie. Juste une montagne de travail qui m’attendait, comme si je revenais de vacances prolongées et non d’un congé maternité suivi d’un congé parental.

Ce début janvier-là, je m’étais fixé LA résolution : repartir à zéro. Rattraper tous les retards. Régler tous les problèmes qui n’étaient même pas de mon fait. Et ensuite — seulement ensuite — je prendrais du recul, je me détacherais de ce boulot qui ne reconnaissait pas mon investissement.

Ça me paraissait logique. Normal, même.

J’étais épuisée, débordée, mais j’avais confiance. J’avais toujours réussi à relever ce genre de défis. Pourquoi cette fois serait-ce différent ?

Je me disais que je n’avais pas le choix. Moralement, professionnellement. Il me fallait ce salaire pour prendre soin de mon fils. Je devais tenir le coup. Je devais faire comme avant. Je devais rattraper. Je devais tenir bon.

Trois mois plus tard, j’étais dans le cabinet de mon médecin. En pleurs. Incapable de m’arrêter de pleurer. Je répétais en boucle : « Ils vont me détruire. J’en peux plus. J’en peux plus du tout. »

Burnout.

Arrêt de travail. Un an. Mon contrat a été rompu en janvier 2024.

Pendant des mois, j’ai cru que c’était juste de la fatigue. Que ça allait passer. Que j’allais me reposer un peu et repartir. Sauf que ça ne passait pas. Physiquement, je n’arrivais plus à me lever. Mon fils n’avait qu’un an, il avait besoin de moi. Heureusement il était chez la nounou, mais moi, j’étais effondrée.

J’avais honte. Une honte immense.

J’avais l’impression d’être nulle en tout. Mauvaise mère. Mauvaise responsable financier. Mauvaise femme. Pour moi, ma valeur résidait dans mon travail, dans ma capacité à tout gérer. Et là, je ne gérais plus rien.

C’est à ce moment-là qu’on a dépisté ma dépression postpartum. En plus du burnout professionnel.

Tout s’est effondré. Mon identité. Ma confiance. Mes certitudes.

Le postpartum impose de nouvelles règles aux résolutions de nouvelle année

Sauf que.

Sauf que cet effondrement m’a aussi permis de comprendre quelque chose de fondamental : je ne pouvais pas continuer à me fixer des résolutions comme si le postpartum n’avait rien changé. Comme si je pouvais juste « faire plus d’efforts » et que ça suffirait.

Mon corps me hurlait que non. Que ce n’était pas possible. Que je n’avais plus la même énergie. Que ma vie n’était plus la même. Et que vouloir appliquer les mêmes règles qu’avant, c’était me détruire.

Aujourd’hui, si tu es là, en train de lire ces lignes, c’est peut-être parce que toi aussi, tu as cette fameuse liste de résolutions. Cette liste qui te dit « cette fois, tu vas y arriver, tu vas tout gérer, tu vas retrouver l’équilibre ».

Je vais te dire ce que j’aurais voulu qu’on me dise à l’époque : les résolutions classiques ne fonctionnent pas en postpartum. Pas parce que tu n’es pas capable. Mais parce qu’elles ne sont pas adaptées à ta réalité.

Dans cet article, je vais te partager les trois erreurs que j’ai faites — celles qui m’ont menée au burnout. Et surtout, comment faire autrement pour que tes résolutions tiennent vraiment, sans te détruire au passage.

Erreur n°1 : Faire des résolutions comme si le postpartum n’avait rien changé

Le piège dans lequel je suis tombée

Tu sais ce que j’ai fait ce fameux mois de janvier ?

Je me suis dit : « Bon, maintenant ça suffit. Je vais rattraper tous les retards au boulot, remettre de l’ordre dans tout ce chaos, et après je pourrai enfin souffler. »
Comme si ma vie d’avant était encore là. Comme si je pouvais juste appuyer sur « play » et reprendre là où je m’étais arrêtée douze mois plus tôt.

Je me suis fixé les mêmes objectifs qu’avant bébé. La même charge de travail. Les mêmes exigences. La même rigueur. Après tout, j’avais toujours réussi comme ça, non ?

Après bébé, tu ne peux plus faire tes résolutions "comme avant"

Pourquoi ça ne marche pas (et pourquoi ce n’est pas de ta faute)

Sauf que voilà.
Mon corps n’avait plus le même carburant. Mon énergie n’était plus la même. Je n’avais plus les mêmes réserves.

C’est comme si tu essayais de faire rouler une Ferrari avec le moteur d’une Deudeuche. Tu peux appuyer sur l’accélérateur autant que tu veux, le moteur ne suit pas. Ce n’est pas une question de volonté. C’est une question de réalité physiologique et émotionnelle.

Le postpartum, ce n’est pas juste « après l’accouchement ». C’est un état qui dure. Qui transforme. Qui modifie profondément ton rapport à l’énergie, au temps, à toi-même.

Et pourtant, personne ne te dit d’adapter tes objectifs en conséquence.
On te dit de « reprendre ta vie ». De « retrouver ton équilibre ». Comme si c’était une question de motivation. Comme si tu devais juste « t’y remettre » et hop, tout redeviendrait comme avant.

Moi, j’ai essayé. Pendant trois mois, j’ai poussé. J’ai forcé. Je me suis dit que si je tenais encore un peu, ça allait finir par passer.

Ça n’a pas passé.
Ça m’a explosé à la figure.

La bonne approche : partir de là où tu es vraiment

Alors voilà ce qu’il faut faire : adapte tes résolutions à ton niveau d’énergie ACTUEL. Pas à celui que tu avais avant. Pas à celui que tu voudrais avoir. Celui que tu as vraiment, maintenant, aujourd’hui.

Pars de là où tu es. Pas de là où tu étais. Pas de là où tu « devrais » être.

Si ton réservoir d’énergie est à 30%, tu ne peux pas te fixer des objectifs pour quelqu’un qui en a 100%. Ce n’est pas de la paresse. C’est de la lucidité.

Erreur n°2 : Ajouter des objectifs sans retirer ce qui épuise déjà

Le réflexe qu’on a toutes : empiler sans désempiler

Deuxième piège dans lequel je suis tombée : je me suis rajouté des choses à faire.

« Je vais rattraper tous les dossiers en retard. »
« Je vais remettre de l’ordre dans les process. »
« Je vais prouver que je suis toujours compétente. »

Sans jamais retirer quoi que ce soit de ma charge actuelle.
Parce que dans ma tête, tout était important. Tout devait être fait. Je ne pouvais rien lâcher.

Tu vois le problème ?

En postpartum, tu peux vite te laisser déborder si tu prends trop de résolutions sans libérer du temps

Pourquoi ton bocal déborde (et comment ça finit toujours pareil)

Imagine un bocal. Tu y mets d’abord les gros cailloux — les trucs vraiment importants. Puis tu remplis les espaces avec du sable — les petites tâches du quotidien.

Si ton bocal est déjà plein de sable, tu ne peux plus mettre les gros cailloux. Il n’y a plus de place.

C’est exactement ce qui se passe quand tu rajoutes des résolutions sans jamais rien enlever. Tu empiles. Tu surcharges. Tu étouffes.

J’ai une cliente qui voulait reprendre le sport après son accouchement. Une résolution classique, légitime. Sauf qu’elle passait déjà deux heures par jour à préparer des repas maison « parce qu’il faut bien nourrir la famille correctement ».

Deux heures. Chaque jour.

Je lui ai demandé : « Où est ta priorité ? Le sport ou les repas faits maison ? »
Elle m’a regardée, un peu déstabilisée. « Les deux ? »

Non. Pas les deux. Pas en même temps. Pas avec l’énergie que tu as maintenant.

La stoplist : ta meilleure alliée pour faire de la place

Il faut choisir. Et surtout, il faut faire de la place AVANT de rajouter quelque chose.

C’est là que j’introduis le concept de la stoplist.

La stop-list est un outil parfait pour prioriser son temps en postpartum

Ta stoplist, c’est la liste de tout ce qui peut sauter en cas de tension. Les trucs qui ne sont pas vitaux. Les trucs que tu fais par habitude, par culpabilité, ou parce que « c’est comme ça qu’on fait ».

Pour moi, pendant longtemps, ça aurait été impensable de lâcher quoi que ce soit au travail. Tout me paraissait essentiel. Tout me paraissait de ma responsabilité.
Et pourtant, regarde où ça m’a menée.

Ce qu’il faut faire avant de te fixer une nouvelle résolution

Alors avant de te fixer de nouvelles résolutions cette année, pose-toi cette question : qu’est-ce que je peux retirer pour faire de la place ?

Pas « qu’est-ce que je peux ajouter ». Qu’est-ce que je peux ENLEVER.

Parce que si ton bocal est déjà plein, rajouter du sable ne servira à rien. Il va juste déborder. Et tu vas déborder avec.

Erreur n°3 : Compter sur la motivation plutôt que sur l’énergie réelle

Le discours qu’on se tient (et qui ne marche jamais)

Troisième erreur, et peut-être la plus insidieuse : compter sur la motivation.

« Cette fois, je vais être motivée. »
« Cette fois, je vais y arriver. »
« Cette fois, je vais tenir. »

Comme si la motivation allait compenser le manque d’énergie. Comme si vouloir très fort suffisait à faire avancer les choses.
Moi aussi, en janvier, je me suis dit ça. J’étais déterminée. J’avais un plan. J’étais convaincue que cette fois, ce serait différent.

Nous avons besoin de recharger nos batteries en postpartum : ça fait partie des résolutions obligatoires

Mais voilà le problème.

Pourquoi la motivation ne suffit pas (et ne suffira jamais)

La motivation, c’est une émotion. Elle fluctue. Elle monte, elle descend. Certains jours, tu te sens capable de soulever des montagnes. D’autres jours, tu arrives à peine à te lever du canapé.
Et quand tu es épuisée, quand ton réservoir d’énergie est vide, la motivation ne tient pas. Elle s’évapore au premier obstacle. Au premier réveil nocturne. À la première journée difficile.

Tu es en train de me dire que tu vas tenir sur la seule force de ta volonté alors que tu n’as plus d’énergie dans le réservoir.
C’est comme si tu essayais de faire rouler une voiture sans essence. Tu peux appuyer sur l’accélérateur autant que tu veux, elle n’avancera pas.

Ce qui tient sur la durée, ce n’est pas la motivation. C’est un quotidien qui te recharge régulièrement. C’est avoir de l’énergie AVANT d’en avoir besoin.

L’énergie, ça se gère comme un compte en banque

Je traite l’énergie comme un compte en banque. Tu ne dépenses pas tout dès que tu en as. Tu épargnes. Tu investis. Tu gardes une marge.
Imagine que tu fasses pareil avec l’argent : dès que tu reçois ton salaire, tu le dépenses entièrement. Jamais tu ne mets de côté. Jamais tu ne gardes de réserve pour les imprévus.

Ça ne fonctionne pas, n’est-ce pas ?
Eh bien, avec l’énergie, c’est exactement pareil.

Le but d’une vie équilibrée, ce n’est pas d’être pile à l’équilibre. C’est d’être un peu à l’aise. D’avoir de la marge. Pour que quand une vague arrive — et elle arrive toujours — tu ne coules pas.

Les pauses doivent faire partie des priorités pendant le postpartum

La bonne approche : miser sur des micro-habitudes qui rechargent

Alors qu’est-ce qui marche vraiment ?

Miser sur des micro-habitudes qui te rechargent plutôt que sur des grands objectifs qui te vident.

Je parle du budget des 100 points. Imagine que chaque jour, tu as 100 points d’énergie à répartir. Le travail en prend 30. Les enfants en prennent 25. Le quotidien (repas, ménage, logistique) en prend 20. Les imprévus en prennent 10.

Ça fait déjà 85 points. Il t’en reste 15.

Ces 15 points-là, ils sont pour toi. Non-négociables. Ce ne sont pas des points que tu peux enlever pour les mettre ailleurs. Ce ne sont pas des points « bonus » que tu t’accordes quand tout le reste est fait.

Ce sont tes points. Minimum. Incompressibles.

Parce que si tu ne recharges pas, tu vas finir par t’écrouler. Comme moi en mars. Comme toutes les mamans que j’accompagne et qui arrivent en me disant « je n’en peux plus ».
Tes résolutions doivent inclure ce temps pour recharger. Pas seulement pour « faire plus ». Pour recharger. Pour te donner de l’énergie AVANT d’en avoir besoin.

Parce que la motivation ne suffit pas. Ce qui suffit, c’est d’avoir du carburant dans le réservoir.

Alors, comment faire des résolutions qui tiennent vraiment en postpartum ?

Maintenant que tu connais les trois erreurs à éviter, voyons comment faire autrement.

Parce que oui, tu peux te fixer des résolutions en postpartum. Oui, tu peux avancer vers tes objectifs. Mais pas de la même façon qu’avant.

Il faut construire un quotidien qui respecte les règles du postpartum et qui rend tes projets possibles. Pas un quotidien qui t’épuise en essayant de faire comme si de rien n’était.

Première clé : prioriser (et vraiment choisir tes combats)

Commence par choisir UN ou DEUX objectifs maximum. Pas dix. Pas cinq. Un ou deux.

Les gros cailloux d’abord, tu te souviens ?
Si tu mets tout dans ton bocal en même temps, tu vas juste créer du chaos. Tu vas te disperser. Tu vas finir par abandonner parce que c’est trop, parce que tu n’y arrives pas, parce que tu es épuisée.

Résolutions : choisir ses priorités

Alors pose-toi cette question : qu’est-ce qui est vraiment important pour moi cette année ? Pas ce que je « devrais » faire. Pas ce que les autres attendent de moi. Ce qui est important pour MOI.
Et une fois que tu as identifié ce gros caillou-là, protège-le. Fais-lui de la place. Retire ce qui n’est pas essentiel pour qu’il puisse exister.

Moi, si j’avais su ça en janvier, j’aurais choisi ma santé mentale. J’aurais lâché cette obsession de tout rattraper au travail. J’aurais compris que prouver ma valeur professionnelle en m’épuisant n’était pas la priorité. Que me préserver l’était.

Mais je ne le savais pas. Maintenant, je le sais. Et je te le transmets.

Deuxième clé : intégrer des pauses pour recharger régulièrement ton énergie

Tes résolutions ne doivent pas juste être une liste de choses à faire. Elles doivent inclure des moments pour recharger.
Parce que si tu ne recharges pas, tu vas vider ton réservoir. Et quand ton réservoir est vide, tu t’écroules. C’est mathématique.

Résolutions : prendre soin de son énergie

Ces 15 points minimum pour toi chaque jour, ce n’est pas du luxe. Ce n’est pas de l’égoïsme. C’est un besoin. Comme manger. Comme dormir. Comme aller aux toilettes.
Ça peut être 15 minutes de respiration le matin avant que tout le monde se réveille. Ça peut être une marche seule le midi. Ça peut être un moment de lecture le soir quand ton enfant dort. Ça peut être un café en silence avant de commencer ta journée.

Ce qui compte, ce n’est pas l’activité. C’est que ce moment te coûte moins d’énergie qu’il ne t’en procure. Que ce soit un moment ressourçant, pas un moment de performance.

Ne te donne pas du rab pour faire plus. Donne-toi du rab pour recharger.

Troisième clé : célébrer tes victoires, même les plus petites

Tes résultats ne se mesurent pas comme avant. Et c’est OK.

Avant bébé, une victoire, c’était peut-être de boucler un gros dossier. De finir un projet. D’atteindre un objectif chiffré.
Maintenant, une victoire, c’est d’avoir pris 15 minutes pour toi un jour où tout partait en vrille. C’est d’avoir dit non à quelque chose qui t’épuisait. C’est d’avoir respecté ta stoplist quand la tension est montée.

Ces victoires-là comptent. Elles comptent autant — sinon plus — que les autres. Parce qu’elles sont la preuve que tu es en train de construire un quotidien soutenable.
Alors célèbre-les. Reconnais-les. Note-les si ça t’aide. Parce que ton cerveau a besoin de ces marqueurs pour ancrer le changement.

Moi, pendant longtemps, je ne voyais que ce qui n’allait pas. Ce que je n’avais pas réussi à faire. Ce qui restait en retard. Je ne voyais jamais ce que j’avais accompli malgré tout.

Aujourd’hui, je sais que mes victoires existent. Même si elles ne ressemblent pas à celles d’avant. Même si elles sont invisibles pour les autres. Elles sont là. Et elles comptent.

Quatrième clé : accepter que ça ne ressemble pas à « avant »

C’est peut-être la clé la plus difficile. Et la plus libératrice.
Accepter que ta vie ne sera plus jamais comme avant. Que ton énergie n’est plus la même. Que tes priorités ont changé. Que tes victoires se mesurent différemment.

Résolutions : célébrer ses victoires et accepter le changement

Ce n’est pas un échec. C’est une transformation.
Tu n’as pas perdu qui tu étais. Tu es devenue quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui gère des choses que tu ne gérais pas avant. Quelqu’un qui a développé des compétences que tu n’avais pas avant. Quelqu’un qui a traversé des épreuves que tu n’imaginais pas avant.

Tes résolutions doivent refléter cette nouvelle réalité. Pas essayer de revenir à l’ancienne.

Le but, ce n’est pas de faire plus. C’est de construire un quotidien qui te permet de tenir sur la durée. Un quotidien où tu as de la marge. Où tu respires. Où tu peux être présente pour ton enfant, pour ton couple, pour ton travail, ET pour toi.
Pas l’un ou l’autre. Tout ça ensemble. Mais différemment.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise

Les résolutions en postpartum, ce n’est pas impossible. Ce n’est pas interdit. Ce n’est pas voué à l’échec.
Mais ça ne fonctionne pas comme avant.

Tu ne peux pas appliquer les mêmes règles à une réalité qui a complètement changé. Tu ne peux pas te fixer les mêmes objectifs avec une énergie différente. Tu ne peux pas compter sur la motivation quand ton réservoir est vide.

Si tu as l’impression que tes résolutions ne tiennent jamais, ce n’est pas parce que tu n’es pas capable. Ce n’est pas parce que tu es faible. Ce n’est pas parce que tu échoues.
C’est parce que personne ne t’a dit comment les adapter à ton postpartum.

Moi, j’ai dû l’apprendre de la pire des façons. En m’effondrant. En perdant mon travail. En traversant un burnout et une dépression postpartum.

Mais toi, tu n’es pas obligée de passer par là.
Tu peux choisir de faire autrement. De partir de là où tu es vraiment. De retirer avant d’ajouter. De recharger avant de vider. De célébrer tes victoires même si elles sont différentes.
Tu peux construire un quotidien qui te ressemble. Qui te respecte. Qui te permet de tenir sur la durée.

Et toi, c’est quoi la résolution que tu aimerais vraiment tenir cette année ? Celle qui te ferait du bien, sans te rajouter de pression ? Celle qui te donnerait de l’énergie au lieu de t’en prendre ?

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Aujourd’hui, je te les transmets pour que tu n’aies pas à passer par là.

Questions fréquentes

Oui, c’est complètement normal. Le postpartum ne dure pas quelques semaines. Il peut durer des mois, voire des années selon les situations. La fatigue postpartum n’est pas juste physique, elle est aussi mentale et émotionnelle. Si tu te sens épuisée plusieurs mois après l’accouchement, ce n’est pas parce que tu es faible ou que tu n’y arrives pas. C’est parce que ton corps et ton esprit traversent une transformation profonde qui demande du temps et de l’énergie.

Pose-toi cette question simple : est-ce que cette résolution me donne de l’énergie ou est-ce qu’elle m’en prend ? Si ton objectif te vide plus qu’il ne te nourrit, c’est qu’il n’est pas adapté à ton état actuel. Une bonne résolution en postpartum doit te permettre de recharger ton énergie, pas de la dépenser entièrement. Si après avoir travaillé sur ton objectif tu te sens épuisée et vidée, c’est un signal d’alarme.

La culpabilité fait partie du processus. Mais rappelle-toi : lâcher ce qui t’épuise, ce n’est pas abandonner. C’est choisir. C’est décider consciemment de mettre ton énergie là où ça compte vraiment. Quand tu lâches quelque chose qui te vidait, tu fais de la place pour ce qui te nourrit vraiment — toi y compris. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est de la lucidité. Et ton enfant a besoin d’une maman qui tient sur la durée, pas d’une maman qui s’épuise en voulant tout faire.

En postpartum, tout prend plus de temps qu’avant. Là où il te fallait peut-être 21 jours pour installer une habitude avant bébé, il peut te falloir plusieurs mois maintenant. Et c’est normal. Ta vie est moins stable, ton sommeil est perturbé, ton énergie fluctue. Ne te compare pas aux standards « classiques » de formation d’habitudes. Avance à ton rythme. Célèbre chaque petit pas. Et si tu « rates » un jour, ce n’est pas grave. Tu recommences le lendemain, sans culpabilité.

Non, tu n’as pas besoin d’attendre d’être « prête » ou d’avoir « assez d’énergie ». Ce qu’il faut, c’est adapter tes objectifs à l’énergie que tu as MAINTENANT. Partir de là où tu es vraiment. Si ton réservoir est à 30%, tu te fixes des objectifs pour quelqu’un qui a 30% d’énergie, pas 100%. Et surtout, tu t’assures que tes objectifs incluent des moments pour recharger. Parce que si tu attends d’avoir de l’énergie sans rien faire pour en créer, tu vas attendre longtemps.

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