Bien dans ma tête

Post-partum : 5 conseils toxiques qu’aucune maman ne devrait entendre

Tu viens d’avoir un bébé, et voilà que tout le monde se met à te donner son avis. Parfois, c’est bienveillant. Parfois… pas du tout.
Il y a des phrases qu’on entend et qu’on n’oublie pas. Parce qu’elles blessent, parce qu’elles culpabilisent, ou parce qu’elles plantent le doute juste là, au moment où tu aurais eu besoin de douceur.
Dans cet article, je te partage certains des conseils toxiques post-partum que j’ai reçus. Ceux que j’ai choisis d’ignorer, pas parce que je sais tout, mais parce qu’à un moment, il faut aussi s’autoriser à écouter sa propre voix.

💡 Non, le post-partum n’est pas forcément une traversée du désert.

Il peut même être une période intense, puissante, riche en amour et en transformation. Mais il est aussi vrai que notre société n’a pas toujours les bons réflexes pour accompagner cette étape. Alors parfois, au lieu de soutien, on reçoit des phrases toutes faites. Et ces phrases, on finit par les garder pour soi… ou par les croire.

Aujourd’hui, j’ai envie de faire l’inverse : ouvrir l’espace, mettre en lumière ces conseils toxiques post-partum qui font mal, et surtout, te rappeler que tu es compétente, intuitive, capable – et que tu n’es pas seule.

“Ne te plains pas, tu l’as voulu ce bébé”

Celle-là, je ne m’y attendais pas.

Elle est tombée un jour où je tenais à peine debout. Une nuit hachée, une montée de lait douloureuse, un bébé qui pleurait sans raison apparente… Et moi, en larmes, les bras vides, juste fatiguée.

Jeune maman post-partum épuisée

“Bah… ne te plains pas, tu l’as voulu ce bébé.”

💥 Tu l’as voulu. Comme si ce simple fait annulait le droit d’être épuisée, dépassée, triste, en colère. Comme si c’était un contrat signé pour se taire.

Et pourtant, j’ai voulu ce bébé. De tout mon cœur. Je l’ai attendu plus de 10 ans.

Mais je n’ai jamais voulu :

  • ne plus savoir qui je suis,
  • pleurer en cachette dans les toilettes,
  • avoir peur d’être jugée dès que je dis que j’en peux plus.

Ce genre de remarque, c’est le piège de la pensée binaire : si tu as souhaité devenir mère, tu devrais être heureuse en continu. Sauf que la réalité, c’est pas Netflix. On peut aimer follement son enfant et avoir besoin d’aide. On peut vivre un bonheur immense et être en plein flou.

💡 Et si on arrêtait de croire qu’être maman, c’est forcément tout encaisser en silence ?

Et si on osait dire : “Oui, j’ai voulu ce bébé. Mais là, je suis à bout.”

Parce qu’en vrai, être mère, c’est pas un test de résistance. C’est un lien à construire, jour après jour, avec ses hauts… et ses tempêtes.

“Si t’es fatiguée, c’est que tu t’y prends mal”

Ah… celle-ci. Elle pique.

Je l’ai entendue au moment où je m’accrochais pour ne pas sombrer. Le genre de remarque qui arrive déguisée en “astuce” mais qui te tombe dessus comme un jugement.

👉 “Si t’es fatiguée, c’est que tu t’y prends mal.”

Ou sa cousine : “T’as qu’à dormir quand bébé dort.”

Jeune maman épuisée pendant son post-partum

Sauf qu’un bébé dort parfois 20 minutes. Et que moi, pendant ces 20 minutes, j’essayais tant bien que mal :

  • de prendre une douche,
  • de lancer une machine,
  • de manger autre chose que des fruits secs et de la tisane froide.

Et surtout… de souffler un peu. Parce que c’est ça, la vraie fatigue : celle qui ne part pas avec une sieste. Celle qui s’accumule, corps et mental confondus. Ce n’est pas une mauvaise gestion du temps. Ce n’est pas une erreur de méthode. C’est une réalité physique et émotionnelle.

🧠 Et non, tu n’es pas en train d’échouer parce que tu es fatiguée.

Tu es juste… humaine. En post-partum. En train de t’adapter à un bébé qui a besoin de toi presque tout le temps. C’est intense, c’est normal d’être vidée.

💡 Ce que j’aurais aimé entendre ?

  • “Tu n’as pas besoin de prouver que tu gères.”
  • “Tu fais de ton mieux. C’est déjà énorme.”
  • “Comment je peux t’aider ?”

Parce que la fatigue ne se combat pas avec des phrases toutes faites. Elle se traverse mieux avec du soutien. De la présence. De la solidarité. Pas des injonctions qui culpabilisent.

“Ne le prends pas trop dans les bras, tu vas en faire un enfant roi”

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu cette phrase.

Jeune maman berçant son bébé pour l'apaiser

Parfois dite à la volée, parfois chuchotée avec un petit air entendu. Toujours avec cette idée derrière : si tu portes trop ton bébé, tu le rends dépendant. Comme si le lien, l’amour, la proximité physique pouvaient être… dangereux.

Et moi, au début, j’ai douté. En tant que maman en allaitement long, je ne compte plus le nombre de fois où je me suis sentie coupable de vouloir le réconforter de la façon la plus efficace que je connaisse : contre moi et au sein.

Je l’avoue, j’ai même retenu mes bras parfois. J’ai essayé de “faire bien”. De ne pas céder à ce qu’on appelait “un caprice”.

Mais tu veux que je te dise ? J’en avais mal au ventre.
Parce que tout en moi criait de le prendre.

Pas pour en faire un enfant capricieux. Mais pour le rassurer, le sécuriser, me rassurer moi aussi.

On oublie trop vite que ce bébé-là, il sort de neuf mois de contact constant, de bercement permanent, de chaleur, de voix familières. Le laisser seul des heures ? Ce n’est pas de l’autonomie. C’est de l’isolement.

🧠 Et puis il y a la science, aussi.

Elle dit quoi ?

  • Que le portage favorise l’attachement.
  • Que répondre aux pleurs renforce la sécurité intérieure.
  • Que les bras, c’est un besoin, pas une faiblesse.

💡 Aujourd’hui (et oui, toujours 3 ans après !), je choisis de l’avoir souvent contre moi.

Pas parce que je suis une maman “trop collante”.

Mais parce que c’est là, contre mon cœur, qu’il se sent bien. Et moi aussi.

“Tu devrais reprendre ta routine d’avant”

C’est fou comme certaines phrases, même dites avec de bonnes intentions, peuvent tomber à côté.

“Tu devrais reprendre ta routine d’avant, ça te ferait du bien.”

Ah bon ? Comme si ce bébé n’était qu’un détail dans mon emploi du temps. Comme s’il suffisait de “recaler” le quotidien d’avant, et hop, tout roulerait.

Maman submergée pendant son postpartum

Mais non. Avant, j’étais organisée, performante, carrée.

Maintenant, je suis maman. Et tout a changé.
Mon corps, mon mental, mon rapport au temps, à la productivité, à moi-même.

🌪️ J’ai essayé, tu sais. De m’accrocher à mon ancien rythme. De remettre mon agenda à l’heure “normale”.
Résultat : frustration, pression, épuisement.

Parce qu’au fond, ce n’est pas une question de volonté. C’est une question de transformation.

🧭 Ce que j’ai compris, c’est que je ne peux pas revenir en arrière.
Et je n’ai pas à le faire.

J’ai besoin :

  • de créer un nouveau rythme, adapté à cette version de moi (mère, femme, fatiguée mais forte),
  • de baisser les attentes extérieures,
  • de m’autoriser à fonctionner autrement… au moins pour un temps.

💡 Ce qu’on devrait dire à une jeune maman ?

“Et si tu testais une nouvelle routine, plus douce ?”

Parce qu’on ne revient pas à l’avant. On construit un après. Et parfois, il est même bien plus aligné que ce qu’on croyait avoir perdu. C’est en tout cas le cas pour moi.

“Laisse-le pleurer, ça lui fera les poumons”

Celle-ci m’a toujours glacée.

Je l’ai entendue alors que je venais à peine de rentrer de la maternité, encore sonnée, encore en mode “peau à peau / je respire au rythme de mon bébé”.

Maman apaisée gérant la nuit hachée avec sérénité

Et là, bim : “Tu devrais le laisser pleurer un peu, ça lui fait les poumons.”

Je me souviens très bien de ce moment. Mon bébé pleurait, et tout mon corps me criait de le prendre. Mais cette petite voix dans ma tête, nourrie de phrases comme celle-là, me disait : “Attends un peu. Il faut qu’il s’habitue.”

⚠️ Mais s’habituer à quoi, au juste ?
À ne pas être entendu ?
À ce que personne ne réponde à ses appels ?

Est-ce que je laisserais une précieuse amie ou un proche « se faire les poumons » s’il s’effondre en larmes devant moi ?

Un bébé n’a pas de caprice. Il a des besoins.

Et pleurer, c’est son seul moyen de communication. Ce n’est pas un test, ni une stratégie. C’est un appel à l’aide. À la présence. À la sécurité.

💡 Ce que j’ai compris, c’est que répondre à ses pleurs, ce n’est pas en faire un enfant “dépendant”.
C’est lui apprendre que ses émotions comptent. Que sa voix est entendue. Que je suis là.

🧠 Et en vrai, ce n’est pas juste pour lui. C’est pour moi aussi.

Parce qu’entendre mon bébé pleurer et ne rien faire… c’est contre-intuitif. C’est violent. C’est angoissant.

Moi, je ne suis pas une minuterie. Je ne calcule pas ses larmes. Je suis sa maman. Et j’agis avec mon cœur, pas avec un chronomètre.

Ce que j’ai appris en ignorant ces mauvais conseils

Tous ces conseils, tous ces “on dit”… je les ai portés un moment comme des sacs à dos trop lourds. Je les ai crûs. J’ai douté de moi, beaucoup.

Beauté maternelle conseils maman post-partum

Et puis, à force, j’ai commencé à en poser quelques-uns.

Et ce que j’ai découvert, c’est ça :

💡 1. Mon instinct de mère est précieux

Il ne crie pas toujours fort. Mais il est là, discret, tenace.

Ce n’est pas de l’improvisation. C’est de l’intelligence émotionnelle. C’est ce lien profond entre mon bébé et moi, construit au fil des regards, des gestes, des silences.

Ce n’est pas parce que je débute que je suis incompétente.

💡 2. Être fatiguée, ce n’est pas être faible

La fatigue ne dit pas “tu t’y prends mal”. Elle dit “tu portes beaucoup”.

Elle ne m’a pas rendue moins aimante. Elle m’a juste appris mes limites. Et mes limites ne sont pas des défauts : ce sont des signaux pour demander de l’aide, pour me reposer, pour réajuster.

💡 3. On n’échoue pas à être maman quand on pleure

J’ai pleuré, oui. J’ai crié parfois. J’ai eu peur. Et pourtant, chaque jour, je me suis levée. J’ai bercé. J’ai nourri. J’ai tenu.

Ce n’est pas une défaite. C’est de la force à l’état brut.

💡 4. L’amour, ce n’est jamais “trop”

Porter. Répondre. Rassurer. C’est ça, l’attachement.

Un bébé n’est jamais “trop” dans les bras. Il est exactement là où il a besoin d’être pour devenir autonome… plus tard, mais bien enraciné.

Ce que je retiens, au fond, c’est qu’on est nombreuses à entendre les mêmes phrases. À douter des mêmes choses. Et si on commençait à se les redire autrement, entre nous ? À se passer des mots qui soutiennent au lieu de ceux qui blessent ?

Parce que tu sais quoi ? Tu es exactement la maman qu’il faut à ton bébé.

Même dans tes doutes. Même dans tes larmes.

Et surtout dans ton amour.

Et toi, quels conseils t’ont marquée ?

Est-ce qu’on t’a dit, toi aussi, de ne pas trop le porter ? De te taire parce que “tu l’as voulu” ?

Est-ce qu’on t’a laissé croire que tu devais faire comme avant, tout gérer, tout reprendre… sans jamais flancher ?

🎙️ Je t’invite à partager en commentaire :

  • Le pire conseil qu’on t’a donné.
  • Celui que tu as décidé d’ignorer.
  • Et peut-être, ce que tu t’es autorisée à faire à la place.

Parce que plus on met ces phrases en lumière, moins elles ont de pouvoir.

Et surtout, parce que tu n’es vraiment pas seule.

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